SNJC : Pourquoi la région du Littoral   nous est si chère   ?

Camarades

Le renouvellement des exécutifs régionaux dans la région du Littoral et même sur l’ensemble du territoire national a toujours été un moment décisif pour le bon fonctionnement de notre organisation. Parce qu’il donne l’occasion aux membres de sanctionner ou d’adouber leurs dirigeants. Le nombre de candidatures déclarées  pour la présidence du Syndicat national des journalistes du Cameroun (SNJC) dans la région du Littoral   témoignent de L’engouement des adhérents    et de l’importance historique que revêt cette section syndicale.

Respectueux camarades,

Après les élections, avec les démissions enregistrées,  permettez-nous donc de répondre à cette problématique   : pourquoi la région du Littoral est si chère à nos yeux ?   Simplement parce qu’elle doit affirmer son leadership à travers un fonctionnement exemplaire. Nous croyons utile, voire urgent, d’édifier les consciences pour que chacun sache rester à sa place. Une précision capitale : Le Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC) n’est pas un parti politique mais une association apolitique à but «non lucratif ». Il appartient à toute la corporation.

Précarité

Par conséquence, tout membre qui y a fait ses classes peut  aspirer légitimement à la plus haute fonction sans que cela ne soit considéré comme une « trahison ». De même que le refus de la normalisation du consensus alors même qu’un code électoral existe ne saurait être assimilé à un crime. Sinon pourquoi les textes organiques existent-ils ? Si ce n’est pour susciter une saine compétition au sein de notre mouvement.

A titre de rappel, le SNJC est né de la volonté de quelques cadres (Jean Marc Soboth, Henriette Ekwe, David Nouwou, Gilbert Tchomba, Edmond Kamguia) d’une rédaction de la presse privée (La Nouvelle Expression) basée à Douala, région du Littoral, de sortir les journalistes de la précarité dans laquelle tous sans exceptions étaient plongés.

Notoriété

 A l’époque de sa création, la principale mission du SNJC est la défense des intérêts de ses membres. Et c’est ce qui doit nous unir au-delà de nos égos respectifs. C’est donc à Douala, région du Littoral que ce mouvement voit le jour. Le Snjc est créé le 15 mai 2002. Suzanne Kala Lobe, de regretté mémoire préside la première Assemblée Générale qui permet la mise sur pied du Bureau exécutif National (BEN), avec à sa tête Jean Marc Soboth. Il sera rejoint dans cette lutte par Alex Gustave Azebaze.

Une année après (2003), le Snjc envoi son dossier à la Fédération Internationale des journalistes (FIJ) est chaleureusement accueilli au Congrès de l’instance à Athènes en Grèce. La même année, le Snjc devient le leader des syndicats des professionnels de la presse d’Afrique centrale (USYPAC) et une voix qui compte dans la fédération africaine des journalistes (FAJ). Preuve que les pionniers, précurseurs et fondateurs ont posés les jalons.

Leadership 

Bien plus, à l’exception de Félix Cyriaque Ebolé Bola, tous les autres dirigeants du SNJC depuis sa création en 2002, en l’occurrence : Jean Marc Soboth, Alex Gustave Azebaze, Denis Nkwebo, Marion Obam (présidente nationale du Snjc élue en Juin 2022) sont des membres de cette section mère du Snjc. 

Enfin, en avril 2005, SNJC Littoral a engendré de farouches combattants & camarades de lutte. On a encore en mémoire (l’humiliation suprême) de Henriette Ekwe, Jean Marc Soboth, Mathieu Nathanaël Njog, Roland Tsapi et le regretté Noé Ndjebet Massoussi, des délégués syndicaux victimes de répressions qui ont été licenciés, certains menottés dans leur salle de rédactions (La Nouvelle Expression-Le Messager).

Et, depuis 2011, une nouvelle race de leaders emmenés par Denis Nkwebo (4ème président national du BEN) et Narcisse Oum (premier président régional élu SNJC Littoral) émerge. Et de 2012-2022, le SNJC Littoral joue pleinement son rôle de mamelle nourricière. Mais à la faveur du renouvellement de l’exécutif régional Littoral en mars 2023, de nombreuses irrégularités sont enregistrées. Le relever, le dénoncer ou le reconnaître ne saurait être assimilé à une «tentative de déstabilisation». Nous devons penser définitivement ces plaies pour avancer sereinement et en rang serrés.

Equité

Au lendemain de ladite élection de mars 2023, dans un souci de transparence et d’équité, le bureau régional sortant a relevé certaines griefs et proposer des pistes de solutions. Une commission baptisée «Commission Dipita» voit le jour. Et moins d’une semaine après sa mise sur pied, elle   livre sa copie à l’actuel BEN que préside la camarade Marion OBAM et désormais Présidente de la fédération des journalistes d’Afrique centrale (Fejac). A quelques semaines  de  la tenue du Congrès national du SNJC, le BEN actuel tient une occasion d’évacuer ce contentieux, en se penchant sur les propositions faites par la commission DIPITA.

C’est également le moment propice pour discuter en toute sincérité avec tous les membres du Snjc, lever toute équivoque et dissiper tout malentendu afin de travailler avec abnégation à consolider les acquis et à maintenir le syndicat à flot. Au nouveau Bureau Région Littoral, nous adressons nos vives félicitations. La lutte sera certes rude mais ensemble nous triompherons. Désormais c’est à vous qu’il revient de rallumer et maintenir la flamme syndicale allumée dans notre chère région.  Car, les démissions enregistrées au sein de nos rangs ces dernières semaines nous parlent…

Vive la solidarité syndicale

Vive le Snjc

Aristide Ekambi, Journaliste

Membre du Snjc depuis mars 2013

Président Régional Snjc Littoral (2018-2023)