Bamenda : le réseau routier fortement endommagé

La situation sécuritaire due à la crise qui sévit dans les régions du Nord-ouest est une des causes avancées par les membres du gouvernement et de l’exécutif communal. 

La circulation sur l’axe Mbouda-Babadjou à l’Ouest du Cameroun et Babadjou-Santa entrée de la région du Nord-ouest est fluide. Mais une fois que vous amorcez la falaise menant à City chemist (centre-ville de Bamenda), le constat est amer. La voie d’accès aux agences de voyage est dans un état de délabrement préoccupant. Dès l’entrée de la ville, la chaussée est parsemée de nids de poules. Sur certains axes les engins lourds sont stationnés depuis des lustres. Tous les chantiers sont à l’arrêt.

Le principal moyen de transport c’est la moto. Emprunter un taxi est un luxe pour la majeure partie de la population. Les taxis effectuent des trajets dans des zones circonscrites.  Pour se balader dans la ville en taxi, il faut être capable de débourser des sommes colossales. Les populations sont exaspérées. En saison pluvieuse, comme c’est le cas depuis le mois de juin 2025, circuler à Bamenda en zone urbaine comme en périphérie est un calvaire  que les populations endure depuis une huit ans. Huit ans, depuis le déclenchement de la crise dite « anglophone ».    

Aveu d’échec

En visite dans la ville de Bamenda le 5 juillet 2025, les autorités administratives confessent leurs échecs. « Je voudrais commencer par vous le dire. Je suis choquée par l’état de la route ici à Bamenda. Que se passe-t-il avec la route ? Que se passe-t-il avec la route ? Nous devons éviter de faire des promesses que nous n’allons pas tenir.  Faisons des promesses réalistes à court  terme pour que les populations puissent nous juger sur cette période. Les populations sont exaspérées. Ne prenons donc plus de promesses sur le long terme. Faisons des promesses que nous pourrions tenir. Arrêtons de mentir, disons la vérité aux populations».

Cet extrait de l’intervention de Nalova Nyonga, Ministre des Enseignements secondaires a adouci les populations présentes à la réunion d’évaluation présidée par le Premier ministre en présence des membres du gouvernement.  A trois mois de l’élection présidentielle d’octobre 2025, les membres du gouvernement confessent leur impuissance face à des populations exaspérées.

Aristide EKAMBI